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Les AJI sont des maladies dites multifactorielles c’est à dire qu’il faut la survenue de plusieurs évènements pour que la maladie se développe :

- des évènements génétiques : les AJI ont ce que l’on appelle un fond génétique de prédisposition c'est-à-dire qu’en naissant, le patient a dans ses gènes des petites variations multiples qui font qu’il est plus à même de faire la maladie que quelqu’un d’autre. Cependant, seules, ces variations ne sont pas suffisantes

- des évènements externes : en plus des variations génétiques, il faut la rencontre du patient avec un ou plusieurs phénomènes extérieurs actuellement inconnus mais qui pourraient être un virus, une bactérie ou un toxique (pollution, tabac, ...).

Cette association d’évènements aboutit à un dérèglement des cellules du système immunitaire (le système qui sert à se défendre contre les infections), ce qui créée une inflammation qui s’installe dans les articulations voire d’autres organes (œil, peau, ...).


La « transmission génétique » de l’AJI à son enfant ne doit pas être un sujet d’inquiétude pour les patients.

Les AJI ne sont pas une maladie génétique comme celle que l’on voit au téléthon. C’est pourquoi, l’augmentation du risque pour qu’un proche d’un patient (frères/sœurs, cousins, enfants) développe aussi un rhumatisme inflammatoire est faible.


Prenons l’exemple du risque de développer une AJI pour les enfants de patient(e) atteint(e) d’AJI, question souvent posée en consultation. Le problème doit être pris à l’envers, c'est-à-dire non pas le risque d’AJI mais plutôt la chance de ne jamais en avoir une.
Si le parent n’a pas d’AJI, la chance pour l’enfant de ne jamais avoir d’AJI est environ de 99.99%.
Si le parent a une AJI, la chance pour l’enfant de ne jamais avoir d’AJI reste environ de 99.90%.