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Les traitements de fond

les traitements de fond ont pour but de contrôler l’activité du rhumatisme pour éviter des poussées successives et permettre de baisser les doses des traitements symptomatiques notamment les corticoïdes :

 

Les DMARDs (Disease Modifying Activity Rheumatism Drugs = traitements modifiant l’activité du rhumatisme)

  • Le plus fréquemment utilisé est le methotrexate qui se prend soit en comprimés soit par injection sous-cutané une fois par semaine. Ce médicament s’accompagne de possibles douleurs abdominales et nausées surtout dans les deux jours suivants la prise. L’autre effet secondaire à surveiller est une possible perturbation du bilan du foie ce qui nécessite des prises de sang régulières. En cas d’effets secondaires, on peut être amené à modifier la dose ou bien changer de voie d’administration (voie sous-cutanée)
  • D’autres traitements de fond existent comme l’azathioprine, la sulfasalazine, l’hydroxychloroquine ou la ciclosporine. Tous ces traitements n’ont pas d’autorisation officielle pour être utiliser chez l’enfant mais peuvent dans certains cas, après avis d’expert, être prescrit, malgré tout avec efficacité.

 Les biothérapies sont utilisées en cas d’inefficacité des DMARDs

  • Les plus connus sont les anti-TNFα (etanercept, adalimumab) qui sont administrés par voie sous-cutanée. Comme leur nom l’indique, ils bloquent une molécule favorisant l’inflammation, le TNFα. Ils ont comme principal effet secondaire de s’accompagner d’un risque d’avoir un peu plus d’infections qui sont le plus souvent bénignes (bronchites, rhumes). En cas de fièvre, il ne faut absolument pas faire l’injection et consulter son médecin traitant pour décider si des antibiotiques doivent être prescrits.

En cas de fièvre ou d’infection, il est indispensable de suspendre les injections
d’anti-TNFα tant que l’infection n’est pas guérie et consulter un médecin.

  • D’autres biothérapies comme l’abatacept ou le tocilizumab peuvent être utilisés. Ces traitements nécessitent une hospitalisation de jour car ils sont administrés par perfusion.
  • l’anakinra est utilisé en pratique, après avis d’experts, dans certaines formes réfractaires d’AJI systémique, sans pour autant avoir d’autorisation de mise sur le marché.

Certains traitements sont à arrêter avant d’essayer d’être enceinte alors que d’autres sont à arrêter dès que la patiente se sait enceinte. Un tableau reprend la marche à suivre concernant les traitements de l’AJI et la grossesse en cliquant ici.