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Les traitements symptomatiques

les antalgiques, et particulièrement le PARACETAMOL (pallier I), sont à utiliser en première ligne pour calmer la douleur due soit à l’inflammation soit aux séquelles de celle-ci. Parfois insuffisant, d’autres antalgiques plus puissants (pallier II) existent et peuvent être utilisés.

 

 

les traitements symptomatiques vont agir sur les douleurs et l’inflammation mais ne vont pas contrôler l’activité du rhumatisme pour éviter des poussées successives:

 

  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), donnés en comprimés, sont très majoritairement utilisés dans les AJI pour améliorer les douleurs. La plupart du temps, ils sont suffisants en évitant l’utilisation des corticoïdes. Leur principal effet secondaire est d’induire des brûlures à l’estomac ce qui nécessite d’associer parfois des protecteurs gastriques (Inhibiteurs de la pompe à protons).
  • les corticoïdes sont donnés en comprimés le plus souvent lorsque l’inflammation n’est pas suffisamment contrôlée par les AINS. Ce traitement n’est proposé que si le médecin n’a pas d’autres choix avec des doses adaptées et une durée la plus courte possible. Il arrive parfois que de fortes doses de corticoïdes soient nécessaires pour contrôler une inflammation importante du rhumatisme : elles sont alors administrées par voie veineuse 2 ou 3 jours de suite lors d’une courte hospitalisation. Les corticoïdes par voie générale peuvent avoir des effets secondaires surtout lorsqu’ils sont pris à fortes doses et pendant une période prolongée. Ces effets peuvent être cutanés, oculaires ou bien une prise de poids, surtout quand le régime n’est pas bien suivi. Chez l’enfant encore en phase de croissance, un ralentissement de la vitesse de croissance et un manque de minéralisation des os peuvent s’observer sous fortes doses de corticoïdes

Lorsque l’inflammation est présente ou persiste dans une seule articulation, elle peut être contrôlée par une infiltration de corticoïdes directement dans l’articulation ; cela nécessite de mettre une aiguille dans l’articulation afin de ponctionner (vider) le liquide et l’analyser puis de réaliser, dans le même temps, l’infiltration. Ce geste peut être douloureux mais en prenant des précautions avant comme mettre un patch anesthésiant la zone où l’on va piquer et/ou l’utilisation d’une sédation légère (protoxyde d’azote « gaz hilarant »). Une infiltration n’induit pas les effets secondaires des corticoïdes par voie générale et n’est pas néfaste pour l’articulation, au contraire.