• Accueil
  • L'AJI
  • Les traitements
  • Ma vie quotidienne
  • Actualités
  • Mes questions

Tabac, alcool, drogues douces

Evidemment, les drogues douces quelles qu’elles soient sont à proscrire. Un certain nombre  d’arguments (liés au rhumatisme ou d’ordre général) démontrent qu’il faut absolument les éviter :

- Le tabac n’a que des inconvénients…

Non seulement il augmente le risque d’infarctus, mais c’est un également un facteur favorisant certains cancers comme celui des bronches, de la langue ou de la vessie. Le tabac est également responsable d’environ 5% des accidents de la route. Enfin, plus méconnus, les risques augmentés d’impuissance chez l’homme et le retentissement sur l’aspect esthétique des fumeurs et surtout fumeuses (peau, ongles, dents,...).

Le parallèle avec ce qui est connu dans les rhumatismes de l’adulte fait suspecter que le tabac pourrait aggraver les symptômes (plus de douleurs, plus de raideur) et l’évolution de l’AJI (plus de destructions des articulations).

Arrêter de fumer est donc indispensable tant pour l’état de santé général que pour le rhumatisme.

 - L’alcool aussi ou presque... en effet, l’abus d’alcool est toujours néfaste pour la santé et les articulations cependant il a été démontré qu’en petite quantité tous les jours et uniquement pour le vin rouge il protège contre la survenue de maladies cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral) et pourrait être bénéfique pour les rhumatismes.

L’adage « un verre ça va, deux verres... » s’applique donc parfaitement aux patients AJI.

L’abus d’alcool est actuellement, chez les jeunes, un abus important sur quelques heures (« binge drinking ») lors d’une fête. Ce type de consommation peut avoir plusieurs conséquences : le coma éthylique, un accident de la route... Concernant le rhumatisme, le principal effet pourrait être une souffrance aiguë du foie d’autant plus que le traitement comprend du Méthotrexate, Léflunomide ou des AINS.

- Les autres drogues douces…

Et en premier lieu le cannabis, ont vu leur consommation devenir largement répandus dans la population générale ces 20 dernières années. Le cannabis est de loin la drogue douce la plus consommée avec 4 millions de consommateurs occasionnels. Bien que le cannabis en lui-même n’ait pas démontré d’effet néfaste sur les rhumatismes, l’addiction qu’il provoque et le tabac avec lequel il est mélangé impose son interdiction chez les patients AJI. Le cannabis ne représente pas une échappatoire vis-à-vis des douleurs liées au rhumatisme ; il ne sert pas de traitement contre la douleur et pourrait même, par son effet parfois anxiogène, favoriser le ressenti de celle-ci.